La route, de Cormac Mac Carthy

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie.

« Les nuits obscures au-delà de l’obscur et les jours chaque jour plus gris que celui d’avant. » Dans cette atmosphère sépulcrale, alors que l’humanité semble proche de l’extinction, un homme et son jeune fils marchent. A travers des campagnes enfouies sous les cendres, approchant des villes dévastées. Le père et le fils marchent, ensemble, et nous font espérer que l’intensité de l’amour peut faire reculer les ténèbres. Roman d’épouvante et poème initiatique, dépouillé à l’extrême, ce récit laisse une empreinte indélébile.

Cormac Mac Carthy, La route, L’Olivier, 2008, 9782879295916