La maison assassinée, de Pierre Magnan

La maison assassinée. de Pierre MagnanQuelque part dans les Basses-Alpes, un soir d’orage du 28 septembre 1896, veille de la Saint-Michel. Trois hommes masqués attendent près d’une auberge appelée La Burlière. A l’aube, on découvre un drame épouvantable. Cinq personnes d’une même famille, les Monge ont été massacrées à l’arme blanche. Seul un bébé de trois semaines a échappé à la mort : Séraphin. Vingt-quatre ans plus tard, Séraphin Monge revient dans le village ; il veut retrouver les trois assassins…

Sombre, ténébreux, torturé, Séraphin Monge est un héros perdu. Troublé, il sème le trouble, et rien ne pourra l’apaiser que l’accomplissement de sa vengeance. L’intrigue policière confine à la tragédie dans ce roman noir. L’ambiance du petit village de Provence, au lendemain de la Première guerre mondiale, est très réaliste ; il s’en dégage quelque chose de lugubre et de pesant. Le récit est concis, lourd, tendu, la tension tient le lecteur jusqu’à la dernière page.

Pierre Magnan, La maison assassinée, Denoël, 1988, 9782207229767

Publicités