Orages ordinaires, de William Boyd

Orages ordinaires par BoydAdam Kindred, jeune climatologue désireux de restituer un dossier à son propriétaire, un médecin, le retrouve poignardé chez lui. Afin d’échapper au tueur qu’il a surpris, et à la police car tout l’accable, il se crée un refuge au bord de la Tamise et peu à peu se clochardise. Désertant un Londres indifférent au sort de ses marginaux, il se mêle aux bas-fonds de l’East End et à une société interlope plongée dans un enfer moderne…

Voici un thriller qui ne démarre pas dans la dentelle : la ficelle du témoin gênant d’un meurtre est un peu grosse… Mais plus Adam s’enfonce dans la clandestinité, plus le roman devient intéressant : il plonge au coeur de l’exclusion. Son principal intérêt vient du fait qu’il oppose les puissants (ici, l’industrie pharmaceutique) aux personnages les plus démunis de tout, sans tomber dans la caricature. Un vrai bon moment de lecture, avec une fin cependant un peu décevante…

William Boyd, Orages ordinaires, Seuil, 2010, 9782021001037