N’oubliez pas de vivre, de Thibault de Saint-Pol

N'oubliez pas de vivre par Saint-PolL’enfer des prépas. Travailler, exceller jusqu’à  » oublier de vivre « . Apprendre à tout connaître et ne plus rien savoir. De soi ni des autres. Pensionnaire pendant ses deux années d’hypokhâgne et de khâgne dans un lycée de la banlieue parisienne, un jeune homme découvre avec stupéfaction les rouages d’un monde à part. Comme un enfant pris au piège, il cherche secrètement à rompre l’isolement. Un mot, un geste, un regard échangé avec Quentin, et c’est le début d’une amitié inavouable. Dans les couloirs des classes préparatoires, là où se forme l’élite de la nation, la souffrance est silencieuse. Un premier roman d’apprentissage, d’angoisse et de douleur, qui révèle le talent et le style remarquables d’un nouvel auteur.

L’histoire est bien menée, la solitude et l’enfermement sont très présents. Peu à peu le tragique s’impose, c’est ce qui fait la force de ce roman. Petit bémol : la narration à la deuxième personne du pluriel est parfois gênante.

Thibault de Saint-Pol, N’oubliez pas de vivre, LGF, 2006, 9782253117605

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