Silo, de Hugh Howey

Silo par HoweyDans un futur postapocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s’inscrire à une loterie. Mais les tickets de naissance des uns ne sont redistribués qu’en fonction de la mort des autres.
Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contact d’un air toxique. Ces condamnés doivent, avant de mourir, nettoyer à l’aide d’un chiffon de laine les capteurs qui retransmettent des images de mauvaise qualité du monde extérieur sur un grand écran, à l’intérieur du silo.
Ces images rappellent aux survivants que ce monde est assassin. Mais certains commencent à penser que les dirigeants de cette société enfouie mentent sur ce qui se passe réellement dehors et doutent des raisons qui ont conduit ce monde à la ruine.

Un phénomène aux Etats-Unis, d’abord auto-publié, puis édité et vendu à 500 000 exemplaires… Ce texte inclassable s’aborde comme un roman de SF au schéma somme toute classique. Mais bientôt la complexité de ce monde clos s’intensifie, en même temps que les relations se tendent entre les habitants du silo. Le lieu de l’escalier, qui relie autant qu’il sépare, est absolument central. Une très belle découverte malgré quelques longueurs.

Hugh Howey, Silo, Actes Sud, Babel, 2014, 978- 2330037376

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