Le passage du diable, d’Anne Fine

Le Passage du DiableDepuis son plus jeune âge, Daniel Cunningham a vécu enfermé, avec pour seule compagnie les livres et sa mère – qui l’a gardé reclus, à l’écart du monde extérieur, et qui n’a cessé de lui répéter qu’il était malade. Un jour, des coups frappés à la porte vont tout changer.
Des voisins ont découvert son existence, et résolu de libérer Daniel de l’emprise de sa mère. Pris en charge par le docteur Marlow et sa famille, il va découvrir peu à peu que tout ce qu’il tenait pour vrai jusque-là n’était qu’un tissu d’histoires racontées pour le protéger. Mais le protéger de quoi ?
De sa vie d’avant Daniel n’a gardé qu’une maison de poupée. Et pas n’importe quelle maison de poupée : c’est la réplique exacte de la maison natale de sa mère, une maison qui recèle de nombreux et sombres secrets. Jusqu’à quels vertiges ces secrets conduiront-ils Daniel ?

Voilà un roman sans temps mort, qui fonctionne bien. Daniel est un personnage attachant, l’ambiance est pesante et le suspens s’alourdit. Le principe de la maison de poupée est original, mais le reste du récit est assez classique. Quelques incohérences ont un peu gâché mon plaisir vers la fin du roman, mais cela reste un bon moment de lecture, à la fois effrayant et divertissant.

Anne Fine, Le passage du diable, Ecole des loisirs, 2014, 9782211209830

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