Zelda la rouge, de Martine Pouchain

Zelda, 16 ans, est en fauteuil roulant depuis qu’une voiture l’a renversée, enfant. Sa sœur Zelda la rougeaînée, Julie, ne pense qu’a la venger et retrouver le chauffard, tandis que Zelda a tourné la page ; pleine d’énergie et de passion, elle se destine à la politique. Les deux soeurs habitent une grande maison quelles partagent avec Jojo, ex-SDF bricoleur et jardinier, et Kathy, quinquagénaire complexée mais joyeuse.
Et puis, Baptiste entre dans leurs vies. Charmant, prévenant, il se rend vite indispensable à leur colocation libre et foldingue…

Pas facile d’aborder le thème du handicap sans sombrer dans le mélo : c’est ce qu’a réussi Martine Pouchain avec ce roman. L’histoire est servie par une écriture énergique et pétillante comme Zelda. Celle-ci est attachante, idéaliste et résolument optimiste. Sa soeur Julie semble, à 20 ans, plutôt dévorée par la culpabilité et déjà écrasée par de longues années de responsabilités…

La richesse de ce roman est l’alternance des points de vue : la narration s’attache à Julie ou à Zelda au gré des chapitres, révélant toutes les facettes de la relation des deux soeurs. Le poids que porte Julie semble tellement plus accablant que le handicap que subit Zelda. Pas de psychologie à outrance pourtant, mais une histoire profonde, d’une grande humanité, bien menée, en bref, une lecture pleine de peps.

Martine Pouchain, Zelda la rouge, Sarbacane, 2013, 978-2-84865-647-2

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