Nous les menteurs, d’Emily Lockhart

Nous les menteursLa famille Sinclair est riche, distinguée. Parfaite. Dans la famille, il y a les grands-parents, qui possèdent une île privée au large de Cap Code. Il y a trois filles, qui ont chacune leur maison sur l’île. Et puis il y a les petits-enfants, parmi lesquels trois beaux et gais adolescents : Mirren, Johnny, et Cadence. Et puis il y a Gat, un ami de Johnny, qui fait partie de la petite bande. Les Menteurs, comme ils se surnomment. Et les vacances sur l’île sont toujours douces et insouciantes.

Sauf que cet été-là, lorsque Cadence revient sur l’île, alors qu’elle a 17 ans, elle ne se souvient que très peu de choses au sujet de son dernier séjour, deux ans auparavant. A part qu’elle a eu un terrible accident et que depuis elle souffre de migraines atroces. Alors, elle cherche à retrouver le fil, à comprendre ce qu’on semble lui cacher.

Le roman est très habilement construit, des indices sont laissés par l’auteur au fur et à mesure du récit. L’atmosphère se tend, malgré quelques longueurs, et lorsque Cadence parvient, seule, à reconstituer le puzzle de l’été dramatique, le lecteur est sous le choc.

Emily Lockhart, Nous les menteurs, Gallimard jeunesse, 2015, 9782070663132