L’Homme-qui-dessine, de Benoît Séverac

L'Homme-qui-dessineMounj a de la peine. Son peuple, les Hommes-droits (de Néandertal), se meurt. Il faut renouveler les rencontres, trouver de nouveaux membres pour le clan. Il est parti à travers le monde depuis trois hivers afin de chercher une femme, qu’il pourra ensuite ramener. Dans une forêt, il est fait prisonnier par une tribu d’Hommes-qui-savent (sapiens sapiens, c’est-à-dire nous). Ces derniers sont inquiets : un mystérieux tueur s’attaque aux leurs, armé d’une sagaie très puissante. Contre sa libération et malgré les doutes d’une partie de la tribu, Mounj obtient de pouvoir mener l’enquête.

Benoît Séverac nous immerge dans la vie des hommes préhistoriques, il y a 30 000 ans. Homo sapiens et hommes de Néandertal cohabitent, mais le nombre de ces derniers diminuent dangereusement. On assiste à la rencontre de ces deux espèces humaines, à leurs échanges, à leurs incompréhensions face à ce qui les différencie. Mounj, l’homme-qui-dessine de sa tribu, est fasciné par les peintures qu’il découvre au coeur des grottes occupées par les Sapiens. Lui qui tient à transmettre les techniques héritées de son père, qui permettent de représenter le monde sur des écorces de bouleau, comprend soudain que les peintures des Sapiens défieront le temps. Cela n’empêche pas Mounj de faire preuve de sagacité pour se sortir de la délicate situation où il se trouve. Il tient absolument à perpétuer son espèce…

Dans ce contexte original, ce roman propose une intrigue qui accroche le lecteur tout en offrant un beau voyage dans le temps et une réflexion sensible sur l’humanité.

Benoît Séverac, L’Homme-qui-dessine, Syros, 2014, 9782748514445

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