Je suis qui je suis, de Catherine Grive

Je suis qui je suisC’est l’été. Pour la première fois, Raph’ ne part pas en vacances, car sa mère est enceinte. Raph’ va mal, avec le cœur et l’esprit emplis de chagrin. Et s’interroge beaucoup sur le choix qu’on a, ou pas, d’être une fille ou un garçon. Et depuis quelques mois, pour tromper son chagrin, Raph’ vole les lettres dans les boîtes des voisins.

Raph’ : fille ou garçon ? L’ambiguïté est levée au bout de quelques dizaines de pages, mais Raph’ continue à ignorer l’origine du chagrin qui la mine. Le vol des courriers dans les boîtes aux lettres sert de fil rouge à ce récit. Raph’ le fait pour inventer la vie des autres, à défaut de se trouver elle. Puis cet acte intrusif va l’amener à dévoiler à ses parents son mal-être… et peut-être à poser les bonnes questions.

Le mal-être de l’adolescence se condense au cours de cet été vacant, rempli d’ennui pour Raph’ qui reste à la maison alors que ses parents travaillent. Les questions se bousculent, le chagrin la prend parfois à la gorge. Heureusement, sa rencontre avec Sarah lui permet de nouer une nouvelle amitié, et elle va peu à peu se confier. Une histoire de la recherche de soi, toute en délicatesse.

Catherine Grive, Je suis qui je suis, Rouergue, 2016, 978-2-8126-1058-5