S’enfuir, récit d’un otage, de Guy Delisle

s-enfuir-recit-d-un-otageEn 1997, alors qu’il est responsable d’une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue. Guy Delisle l’a rencontré des années plus tard et a recueilli le récit de sa captivité un enfer qui a duré 111 jours. Que peut-il se passer dans la tête d’un otage lorsque tout espoir de libération semble évanoui ?

111 jours de captivité : un épais pavé, mais pas un gramme d’ennui ! Guy Delisle nous permet de vivre avec rigueur et clarté le quotidien d’un otage. Le lecteur est au plus près de ses inquiétudes, de ses pensées, de ses espoirs. Comment pense-t-on quand on ne sait pas où on se trouve, et qu’on n’a plus la mesure du temps qui passe ? Relations avec ses geôliers, vie courante, espoirs de libération et désillusions, déplacements soudains, sources de folles espérances et d’intenses appréhensions, obsession de la fuite, tout cela est relaté sous forme de journal intérieur. Grande précision pour ce huis clos passionnant : Guy Delisle est un maître !

Guy Delisle, S’enfuir, récit d’un otage, Dargaud, 2016, 978-2-205-07547-2

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