Et je danse, aussi, d’Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

Un mail comme une bouteille à la mer. D’ordinaire, l’écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais et je danse aussi. courriers d’admirateurs. Mais cette Adeline P. n’est pas une « lectrice comme les autres « . Quelque chose dans ses phrases, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu’elle lui a parvenir – et qu’il n’ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt et la jeune inconnue, une correspondance s’établit qui en dévoile  autant qu’elle maquille, de leurs deux solitudes, de leur secret commun…

Une correspondance écrite par deux auteurs, chacun assumant un des personnages : voilà l’idée de départ, assez séduisante. Peu à peu le lien qui paraissait improbable se tisse, et de petits riens en petits riens le lecteur découvre les personnages en même temps qu’eux se découvrent l’un l’autre. C’est agréable, il y a une grande liberté de ton, et alors que les anecdotes s’enchaînent et que le lecteur se demande où tout cela va, l’intrigue se dévoile, et le mystère se noue… Déboires, folies, déceptions, secrets : tout cela prend une forme inattendue, portée par l’humour et l’émotion. Réjouissant.

Anne-Laure Bondoux, Jean-Claude Mourlevat, Et je danse, aussi, Pocket, 2016, 978-2-266-26597-3

Publicités