Grosse folie, de Raphaëlle Frier

Elle
Mon souci à moi, c’est une masse de graisse. Presque vingt kilos de chair en trop, des pneus autour du ventre, des fesses qui débordent des chaises, des troncs à la place des jambes, des doigts comme des boudins apéritif, un visage rond comme la lune…
Lui
Ma mère, elle a déjà fait son deuil du fils idéal. Le « populaire », le beau gosse qui en impose, le sportif dynamique qui sent le gel douche quand il part au lycée. Le jeune qui sort en boîte et emballe les filles sans se poser de questions. 

Un roman prenant sur l’amour et toutes les émotions qu’il génère… Chloé est grosse et se déteste. Quentin, lui, ne s’aime pas beaucoup non plus, mais la trouve charmante. Ils s’aiment, mais ce n’est pas si simple ; car comment aimer quand on ne s’aime pas soi-même ? Culpabilité, doute, les émotions sont intenses et feront certainement écho chez le lecteur. Une écriture fluide, alternant les deux points de vue, dans un roman qui appelle le lecteur à s’assumer et admettre la différence.

Raphaëlle Frier, Grosse folie, Talents hauts, 2017, 978-2-36266-190-7