Quelques minutes après minuit, de Patrick Ness

Quelques minutes après minuit  par NessLe tout jeune Conor est en train de perdre sa mère, atteinte d’un cancer. Ils vivent encore tous les deux à la maison, aidés de temps à autre par la grand-mère de Conor, que le garçonnet apprécie peu. Le père est absent, remarié aux Etats-Unis. Conor supporte un jour après l’autre, maltraité à l’école par ses camarades le jour, attristé de l’état déclinant de sa mère le soir. Il fait un cauchemar qui le réveille en sueur, toujours le même. Et puis arrive l’Homme Vert, en fait l’if du jardin qui prend vie. Le monstre veut absolument raconter trois histoires à Conor, attendant que la quatrième sorte de la bouche de l’enfant. Conor a peur, n’y croit pas. Et puis bizarrement, il en vient à espérer éperdument que l’arbre va pouvoir sauver sa mère. Certes, un des traitements de la dernière chance est bien à base d’épines d’if, mais cette croyance va-t-elle suffire ?

La mère de Conor va mourir, et même si elle a peur de le lui dire, comment Conor peut-il l’ignorer ? Il est dans cet âge à la fois tendre et empli de raison où l’on croit que tout est possible… La science et la magie (n’est-ce pas la même chose ?) pourront certainement sauver sa mère. Les apparitions étranges de l’if, d’ailleurs pas si monstrueux que ça, laissent une large place au fantastique, aux contes, au pouvoir des histoires. Mais que peuvent les histoires face à la maladie ? Très peu, et tout, tout en même temps. C’est ce que va apprendre Conor dans ce roman lumineux, empreint de merveilleux, et qui fait écho au magnifique « Livre des choses perdues » de John Connolly.

Patrick Ness, Quelques minutes après minuit, Gallimard Jeunesse, 2011, 9782070642909

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