Celle que je suis, de Vanyda

Celle que..., tome 3 : Je suis par VanydaMême si cette année Valentine n’a aucune copine dans sa classe, elle sait où retrouver les bons amis dont elle partage les centres d’intérêt : au club de manga, au hip-hop… Mais si, en plus, cette année elle retrouvait aussi d’anciennes connaissances ?

Valentine a grandi, changé, elle s’est affirmé… et dans ce dernier tome elle se trouve enfin. L’adolescence est décrite avec justesse dans cette trilogie : les expériences, la routine, les apprentissages… Une héroïne attachante pour une série à ne pas manquer. Un vrai coup de coeur.

Vanyda, Celle que je suis, Dargaud, 2012, 9782505011477

Celle que je voudrais être, de Vanyda

Celle que..., tome 2 : Je voudrais être par VanydaValentine est maintenant au lycée et son groupe de copines est dispersé dans différentes classes. Elles se font toutes de nouveaux amis, chacune de son côté. C’est peut-être l’occasion de faire de nouvelles rencontres, voir de se rapprocher de Félix…

Dans ce 2e tome, Valentine entre au lycée, est séparée de ses copines, et mûrit beaucoup. Elle prend conscience de certaines choses et fréquente de nouveaux amis… Le dessin sert toujours aussi bien la psychologie des personnages et l’évolution de Valentine. Le suspens se poursuit : Valentine va-t-elle enfin oser se rapprocher de Félix ? A suivre dans le tome 3…

Vanyda, Celle que je voudrais être, Dargaud, 2012, 9782505005759

Celle que je ne suis pas, de Vanyda

Celle que..., tome 1 : Je ne suis pas par VanydaValentine a 14 ans et aime Félix en secret. Personne ne s’en doute. Normal, même dans son groupe de copines, Valentine a du mal à être elle-même.

Un réalisme époustouflant, qui rend bien le quotidien de Valentine et de ses copines… Son malaise aussi, sa difficulté à trouver sa place. On vibre, on trépigne… et on se jette sur le tome 2 dès que celui-ci est fermé !

Vanyda, Celle que je ne suis pas, Dargaud, 2008, 9782505003441

Troubles, de Claudine Desmarteau

TroublesCamille partage tout avec son meilleur ami Fred : les soirées, les cours, les joints, les films, des parents incompréhensibles et un vague rêve pour l’avenir… Depuis que Fred a perdu sa mère, Camille le sent sur le fil. Mais Camille est comme un ange gardien pour lui. Entre eux, c’est « à la vie, à la mort ». Au cours d’un week-end à la campagne entre copains du lycée, Fukushima, le garçon dont tout le monde rit, se joint à eux. Sa présence fait monter la tension, les heures passent, les moqueries fusent et l’alcool coule à flot, jusqu’au moment où…

Alcool, drogues et bande de potes : Camille et Fred tentent de ne pas se noyer dans la mélancolie. Un roman fort, réaliste, qui nous rappelle qu’il n’est pas facile d’avoir 17 ans.

Claudine Desmarteau, Troubles, Albin Michel, 2012, 9782226242891

Sobibor, de Jean Molla

Sobibor par MollaDix-sept ans, un bel âge ? Pour Emma, c’est tout le contraire: en quelques mois, elle perd sa grand-mère, quitte son amoureux, vole au supermarché. Elle maigrit beaucoup. Volontairement. Pourquoi ? Elle-même ne le sait pas vraiment. Tout bascule le jour où elle découvre un vieux journal intime dont la lecture l’entraîne dans une douloureuse enquête sur le rôle de ses grands-parents pendant la Seconde Guerre mondiale…

Un beau roman sur le poison des secrets de famille. De l’indicible à l’impensable, le secret envenime les relations et se transmet à travers les générations. Et le corps d’Emma, empêtré dans les mots non-dits de ce secret, se met à ressembler à ceux qui hantaient les camps de concentration. Merci à Jean Molla d’avoir mis des mots si vrais, si frappants, sur l’anorexie.

Jean Molla, Sobibor, Gallimard, 2003, 2070546128

Un autre que moi, de Bernard Friot

Un autre que moi par FriotUn jeune lycéen raconte sa vie d’interne au lycée. Chaque semaine pour lui c’est le même rituel. Il doit prendre le bus pour aller à la gare puis le train et enfin marcher dix minutes pour atteindre le lycée. Il a des difficultés à s’adapter à sa vie d’interne. Timide, mal dans sa peau, il a l’impression de jouer un rôle…

« C’est encore loin ? Ca dure encore longtemps ? Autour de moi, ils vont tous à un rythme différent, je ne sais pas à quel pas marcher. Alors, je reste immobile à les regarder. Et j’attends. Je n’attends rien, ni personne. J’attends que ça se termine. Je n’imagine pas l’avenir, même pas demain, même pas tout à l’heure. Et maintenant n’a pas d’existence… »
Routine, sentiment d’abandon, de solitude, d’étrangeté même : tout est dit en finesse, sans qu’il se passe grand chose, car justement dans ce roman le vide est central. C’est le journal d’un adolescent qui a peur d’être à côté de sa vie.

Bernard Friot, Un autre que moi, De la Martinière, 2003, 9782732430195

Comment bien rater ses vacances, d’Anne Percin

Cet été, Maxime a 17 ans. Il ne veut plus partir en vacances avec ses parents. Il préfère rester chez sa Mamie pour glander devant l’ordinateur. Tant pis pour lui. Il va vivre des journées délirantes !Comment (bien) rater ses vacances par Percin

Un livre parfait pour les vacances : facile à lire, bourré d’humour et de rebondissements, ce roman a un autre avantage : un héros, Maxime, doté d’une véritable épaisseur, et qui prend de la maturité au fil des pages. Un ton alerte, un récit jubilatoire, et en bonus, la playlist de Maxime. A ne pas rater !

Extrait :
« Chers parents,
Mon stage de survie en milieu hostile se passe bien, merci. J’espère que vous êtes pas trop morts, rapport aux frais de rapatriement qui doivent coûter bonbon, depuis la Corse. Sinon, moi ça va, j’ai mangé Hector [le chat de sa mamie] mais pas tout d’un coup, j’en ai congelé un bout pour le mois prochain. Heureusement que j’ai l’eau-de-vie de Mamie, ça m’aide pour tenir. Si jamais vous ne reveniez pas, ce serait sympa de m’envoyer un mandat parce que la prostitution masculine, ça marche pas trop dans le quartier. Bon, ben je vous laisse, c’est l’heure de ma piqure d’héroïne.
Gros bisous, votre fils-aimé,
Maxime ».

Anne Percin, Comment bien rater ses vacances, Rouergue, 2010, 9782812601910

Le premier qui pleure a perdu, de Sherman Alexie

Junior, indien spokane, décide d’aller au lycée chez les Blancs, en dehors de la réserve. Il doit gérer une forme de trahison vis-à-vis des siens et les difficultés de l’intégration…Le premier qui pleure a perdu par Alexie

Junior cumule les handicaps dans la vie : myopie, petite taille, crâne et pieds énormes par rapport au reste du corps, parents alcooliques, il est un véritable bouc émissaire dans la réserve. Mais Junior est intelligent, et il rejoint le lycée de Reardan, un lycée de Blancs. Comment ses nouveaux camarades vont-ils l’accepter ?
Junior a une belle qualité : un bon sens de l’humour et de l’auto-dérision. Et puis il est aussi lucide, courageux, optimiste… Un récit simple, fort, juste, à lire d’urgence.

Sherman Alexie, Le premier qui pleure a perdu, Albin Michel, 2008, 9782226180179

Le mal dans la peau, de Brigitte Peskine

Le mal dans la peau par PeskineRichard a  » le mal dans la peau « . Ce sont les mots terribles de sa mère qui refuse de vivre plus longtemps avec lui : à 16 ans, Richard est placé en garde à vue pour recel de drogue… L’adolescent s’enfonce alors dans un engrenage qui le conduit du foyer à la prison… Est-ce qu’il est réellement destiné à être un éternel délinquant ?

Un roman à deux voix, celle de Richard et celle de son éducatrice, Fabienne. Les luttes, les doutes, les larmes et les victoires, pour que Richard s’en sorte. Un récit juste et touchant.

Brigitte Peskine, Le mal dans la peau, Hachette, 2000, 9782013217309

No et moi, de Delphine de Vigan

No et moi par ViganLou Bertignac, adolescente surdouée et solitaire, vit à Paris dans une famille unie. Elle est en seconde quand elle se lie d’amitié avec une sans-abri du même âge qu’elle. Comment aider No à s’en sortir ? Lou se démène, consacre un exposé aux sans-abris et implique sa famille dans cette mission désespérée.

Lou, jeune fille à la fois naïve et lucide, nous prend par la main et nous emmène à la rencontre de No, jeune femme SDF, abimée par la rue. Subtilité, finesse, pertinence : sans sombrer dans le cliché, l’auteur réussit à nous émouvoir.

Delphine de Vigan, No et moi, Lattès, 2011, 9782253124801